29 juin 2010
Et le début de TOUT le reste
Parce que je ne suis pas revenue le lendemain.
Parce que la main dans le jean a tout changé.
Parce que.
Je me suis réveillé un beau matin dans cette nouvelle vie que j'aimais bien - une vie dans laquelle je reprenais pied, où j'assurais - à côté d'un minet qui n'avait pas fini de grandir alors que moi je touchais du doigt un truc qui s'appelle l'épanouissement.
J'ai décidé que les gentils, les obsédés, les chastes, les intellectuels, les machos ne m'intéressaient plus (ou alors seulement les soirs de grande solitude et pour me rendre service...)
J'étais bien dans mon nid que j'avais patiemment, durement, courageusement construit. J'étais bien avec ma grande et merveilleuse fille. J'étais bien avec mes films en solitaire sans besoin de parler en sortant du ciné. Mes amis et mes amies moins nombreux mais oh si précieux ; mes ballades à vélo ; mes livres et mon thé ; ma vie.
Et je serais encore mieux à la seule condition de LE rencontrer. Ca pouvait m'arriver. Ca pouvait ne jamais se passer. En attendant, finis les atermoiements et les pertes de temps avec des hommes quand j'attendais le grand H, ma perfection à moi.
Ben, ça m'est arrivé... Et c'est la main dans le jean comme un grand qu'il m'a dragué.
Il a commencé par discrètement me regarder, sans rien forcer, sans même avoir l'air d'y toucher.
Je me suis laissée apprivoiser.
Il a poursuivi lentement en me parlant avec délicatesse, humour, tact et intelligence.
Je me suis laissée séduire.
Il a fini comme un Homme qui se jette à l'eau parce que dira-t-il après "C'était Elle et je ne pouvais la laisser passer".
Je me suis abandonnée.
Et la Vie nous a enlevés ! Dans un tourbillon de bonheur indicible où nous avons secrètement fourbis nos armes contre la jalousie, les malheurs de la vie, les envieux, l'ordinaire quotidien. Dans une tempête de sentiments qui nous a laissé fourbus et gavés d'amour.
Et puis nous avons construit un nid à trois, mon bout de famille dont je rêvais si fort, et puis nous avons voyagé à trois et j'ai repris racine dans mes rêves les plus fous et puis nous avons mis en route un bébé, et puis il a passé à mon doigt la plus belle bague qui soit, et puis nous étions les plus heureux du monde ma grande, Lui, moi et le futur.
Et puis.
Et puis la Vie, parce qu'elle avait été trop généreuse, qu'elle était allée trop vite, qu'elle s'était trompée de vitesse et comprenait qu'elle pouvait tout aussi bien tout gâcher en nous en donnant trop. La Vie a repris. Et c'est notre petit bébé, notre merveille à venir à qui nous avons dû dire adieu. Elle l'avait pas fait comme il fallait, il ne pouvait pas rester.
Alors tout cette force que avions prise, ces armes que nous avions fourbies, cet amour dont nous nous étions gavés sont venus en renfort. Alors certains de nos amis, assez forts pour nous aimer dans l'épreuve, sont nous venus leur prêter main forte. Et nous avons survécu ma grande, Lui et moi et nos rêves de futur.
Et puis.
Nous avons recommencé à rire, appris à vivre autrement, à penser différemment, à rêver encore plus grand... Oui, plus grand...
11 janvier 2010
La fin de tout...
J'avais pourtant décidé que c'était fini. C'est vrai j'avais tout fait. Les gentils qui ne disent rien ou presque rien. Les obsédés qui ne pensent qu'à ça (et même si ça va un temps j'aime bien parler aussi). Les chastes qui parlent beaucoup (et même si ça va un temps j'aime bien ... aussi). Les intellectuels qui pensent tout le temps mais qui au final ne disent pas grand chose. Les machos qui parlent souvent mais pour ne rien dire. (Ce qui me donne à penser que les deux dernières s'opposent autant qu'elles se rassemblent.)
Et puis, une main dans mon jean, et ça a changé ma vie...
Revenons en arrière voulez-vous.
J'ai changé de travail.
Avant c'était les horaires fixes. Les 18 heures réglementaires plus celles qu'on ne compte pas. Les cris des élèves plus ce qu'on entend derrière leur cri. La salle des profs plus ce qu'on voudrait y apprendre mais que personne ne dit jamais. Avant, dans une autre vie, j'étais fonctionnaire.
Maintenant, j'ai des horaires marqués sur un contrat qui ne veulent rien dire, des heures qui n'y sont pas mais qui me tiennent éveillée très tard dans le petit jour. Des objectifs annoncés et que je dépasse toujours. Des espérances parfois gâchées mais que je réinvente sans cesse. Une kitchenette où se jouent des vies -enfin presque on n'est pas dans une série télé non plus.
Maintenant je suis secrétaire, assistante administrative, assistante travaux, assistante de direction, assistante qualité, assistante ingénierie et oui tout ça en même temps. "Une machine dans ton genre" qu'on m'appelle. Parce qu'on dirait comme ça que j'assiste mais on pourrait dire aussi qu'en fait j'assure...
Maintenant je sais faire plein de choses. Je suis moins au coeur des gens mais toujours au coeur de la vie. Maintenant je suis là où l'on vit nos rêves de demain.
Et j'adore ça.
Quel rapport avec une main dans un jean. Aucun, enfin quoique...
Et évidemment je vous raconte demain...
10 janvier 2010
La suite
Je vous ai laissé longtemps (et ne serais même pas sûre de vous avoir manqué si on ne me l'avait pas soufflé...) alors pour remettre de l'ordre dans vos idées (et dans les miennes) deux billets rappels et la Suite ....






